Retour furtif de l'homme-clé

Publié le par battuta

Quatre mois plus tard, l'homme-clé m'est réapparu.

Furtivement, derrière un abat-jour de plage.

Comme jadis, la flamme de la bougie avait déjà entamé le voile.

J'étais sur le point de me saisir de l'abat-jour pour en faire un transatlantique de papier.

Pour te l'offrir.

Pour te remercier.

Pour te dire qu'en ces jours rien d'autre n'a compté.

Mais ta présence était déjà souvenir.

Ta peau déjà tissu.


Que la flamme brûlerait, que les vagues éteindraient.

Et transporteraient, loin.

J'aurais voulu retenir l'homme-clé, ne pas le laisser s'échapper à nouveau.

Déjà la mer se retirait, quelqu'un nettoyait la plage déserte, et doucement, repliait l'abat-jour.

  En se refermant mes paupières conservaient le sel, et offraient l'eau au vent du soir.

Publié dans L'homme-clé

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Andy Vérol 25/07/2008 13:24

Vous le savez sans doute, ma bio de B. Cantat, aux éditions Scali, est bien sûr disponible partout en France: "Un noir désir, Bertrand Cantat", Andy Vérol, Editions Scali, avec une excellente présentation de Patrick Eudeline.

Mais il y a aussi ce roman que je défends bec et ongles, interdit d'articles dans la grosse presse pour cause de "roman trop trash", ben voyons. C'est plus parce que j'y secoue leurs grosses gueules bien installées et leurs certitudes qu'ils nomment intelligence, qu'ils se refusent à se faire caresser par ma bête littéraire. Fort heureusement, très soutenu par les marges, les mondes alternatifs, "Les Derniers Cows-boys français" vit sa vie entre les mains de nombreux lecteurs. Mon éditeur, Pimientos, a créé une collection offensive ambitieuse: Pylône. Voilà, vous savez presque tout, et si vous en voulez encore, des infos, vous tapez "Andy Vérol" avec vos doigts boudinés/osseux, sur les gros méchants moteurs de recherche (j'suis sûr qu'il y a des esclaves qui pédalent pour faire mouliner la recherche, j'suis sûr han).

Je ne vous aime jamais.

Andy Vérol

battuta 25/07/2008 21:03


Bon ben c'est bien. Je vois pas le rapport avec mon homme-clé mais enfin si ça t'a inspiré ce commentaire il doit bien y avoir une raison. Salutations.