Et puis, il y a les amis d'ici. C'est bête qu'on se mette pas plus ensemble pour créer quelque chose, il y aurait tellement à faire. Mais c'est là peut-être une des leçons de Palestine: les choses
prennent forme un jour, attirent l'enthousiasme, motivent, et puis demain elles retombent dans l'anonymat.
Ces espoirs presque quotidiens, les idées, les projets, c'est ce qui fait tenir bien des choses ici, y compris nos vies d'étrangers dont le privilège est de toujours pouvoir partir.
Tout est dans l'éphèmère, qui ne veut dire ni léger, ni désespéré, mais comprend une dimension de rêve, de printemps, de vie, et de
confiance en elle.
Partir, enfin, est une occasion pour se détacher de qui on aime, pour mieux se retrouver ensuite, avec des yeux et un coeur neufs, un désir renouvelé.